Louvoyage | |
loin des tours opérator...
Ay Marina, le petit port de pêche sur la côte est
Des moulins comme amer
Baignade en eau profonde
L'annexe !
Enzo et son pote...
"Dans ce jardin où jouent des enfants aux yeux noirs
Il y a un continent et des siècles d'histoire
Des prophètes des Dieux
Le Messie en personne
Il y a un bel été qui ne craint pas l'automne
En méditerranée. "
Octopus
Publié à 13:35, le 16/06/2010, dans carnet de voyage, Nísos Léros Mots clefs : Le beau voyage s'achève...
Port Vathi, un mouillage proche de l'éden
La Loute III à l'ancre
Naxos et ses églises
Lévita, un mouillage qui invite à la méditation
Terre à chèvres
Une île entre le ciel et l'eau...
Publié à 01:40, le 15/06/2010, dans carnet de voyage, Nísos Léros Mots clefs : il pleut, il pleut,il pleut...Kithnos le 05 mai 2010
Le pluie ce matin là avait pris le relais. Nous avions bien fait d’en profiter la veille. A cheval sur un scooter de location, nous visitions l’île. Elle avait des secrets à nous révéler. Le bel après- midi avait guidé notre monture vers Loutra. Là, dans un bain d’eau soufrée à prés de 40°, je faisais mes ablutions !
Un couple de plaisanciers français rencontré sur le port nous parlait d’une petite crique plus loin où nous tentions une autre baignade.
Chemin faisant, le scooter arpentait maintenant le tour de l’île. De l’autre côté, on apercevait Serifos, l’île que l’on rêvait maintenant d’aborder.
Le vent du sud soufflait de plus bel et nous doutions n’y poser un jour nos TBS. Puisque Eole en avait décidé autrement, peut-être irions-nous directement à Paxos. Cette escale traînait un peu en longueur mais l’accueil que nous réservait les Grecs nous enthousiasmait. A la terrasse du Miphipputo, là où j’installais mon KG internet, les hommes s’installaient pour la fin de matinée et l’un d’eux insistait pour nous offrir une bière. Salué par toute l’assemblée, ce notable offrait une tournée générale et en aparté nous confiait aimer les voyageurs. Dans ces îles reculées du monde moderne, le rapport à l’argent ne semblait pas avoir la même teneur et l’hospitalité n’est pas un vain mot. Nous avions pu le vérifier également chez Bena, le restaurateur de l’Ostria. Depuis que nous avions dîné chez lui, cet Algérien immigré dans l’île depuis plus de trente ans nous offrait régulièrement l’Ouzo ou le verre de vin blanc. Il avait négocié pour nous le prix de la location du scooter… Nous étions choyés !
Publié à 13:46, le 5/06/2010, dans carnet de voyage, Kythnos Mots clefs : Rendez vous au paradis...Je voudrais sans la baptiser vous parler de cette perle de culture posée sur l’eau. Comme d’une fiancée, d’une belle déesse.
Autour du port qui n’avait de cesse de s’activer, les terrasses s’exposaient au soleil. Une fois bien ancré, parfois sur l’ancre de son voisin tant les voiliers s’entassaient, il n’y avait plus qu’à observer le trafic incessant des ferry monstrueux se mêlant aux petits chalutiers, aux taxis boat et autres voiliers. La ville est une vieille dame distinguée et charitable. Ici les familles bourgeoises descendent de leur hôtel particulier pour se fondre dans la population bigarrée et tous se congratulent aimablement. Pour nous, toujours un mot aimable. Ces insulaires ont vraiment le sens de l’hospitalité. Les sabots des mules résonnent sur les pavés où rien ne traîne. Point de moteur ni de machine, excepté le camion poubelle. C’est à dos de mulets que tout se transporte.
Un chemin pavé conduit au village immaculé tout proche et la balade avait le don de nous envoûter. Au large, un trois mat avait jeté l’ancre et s’exposait fièrement. Loin de l’activité portuaire, à l’heure où le soleil décline, deux femmes prenaient le frais tandis qu’un Pop sonnait le tocsin. En contrebas, les hommes démêlaient leurs filets sur le quai du minuscule port. Nous étions au spectacle et ne nous lassions des scènes qui se jouaient sous nos yeux.
La baignade, le lendemain dans une crique déserte avait été le summum de cette escale au paradis. Et la maison en vente surplombant cette baie aurait bien fait notre affaire… Je m’étais d’ailleurs amusée à bluffer mes lecteurs. Certains s’étaient fait prendre au piège. Depuis, je cherchais la perle rare étant convaincue qu’un jour, un petit pied à terre s’offrirait à nous…
Ah tu verras, tu verras…
Publié à 13:29, le 2/06/2010, dans carnet de voyage, Hydra Mots clefs : kitnos, la belle sauvageonneKithnos Cette île aux aspects arides, dépouillés, n’avait à priori rien à voir avec celle que nous venions de quitter. Après une navigation au prés serré, les quarante miles avalés nous avaient bien saoulé. Un amarrage laborieux sous la chaleur plombante avait fini par nous assommer. Le mouillage envisagé n’était plus qu’un joli songe car spolié par une météo incertaine. Nous étions condamnés à rester au port. Puisqu’il en était ainsi, nous avions loué un scooter et bien nous en avait pris car la découverte de la belle sauvageonne nous prenait aux tripes.
Certes la dame était brûlée par le soleil mais ses paysages rocailleux savaient eux aussi nous éblouir. Nous empruntions la petite route en lacets conduisant à la chora, citée blanche culminant l’île. A l’heure où nous la visitions, le village entier faisait encore la sieste et nous restions epoustouflés par cette coquette citée, faisant comme à notre habitude des plans sur la comète.
Une foule de petites maisons à terrasse, abandonnées s’offraient à nous.
A 18h, Le Pop sonnait l’éveil de la population et les ouailles se pressaient aux terrasses des cafés pour retrouver la compagnie à l’ombre d’un parasol.
Le premier jour de nos quatorze ans de mariage s’annonçait sous de bonnes augures et ce que nous n’avions fêté la veille, nous le célébrions en soirée devant une dorade grillée… La vie prenait des accents de félicité…
Publié à 12:20, le 2/06/2010, dans carnet de voyage, Kythnos Mots clefs : Encore plus beau que des mots
A l'abordage...
Ambiance
Ayouta !!!!
L'annexe !
La future résidence secondaire...
Message pour nos enfants....
Y'a un peu de boulot, mais la toiture est nickel.
Tous les matins on en met un bon coup et les aprés midi,
Plage, voile et farniente...
Pour les préposés au barbecue, y'a de quoi faire dans le jardin...
Vous êtes partant ?
La plage en contrebas...
Assurément, les bons moments se méritent....
Publié à 17:15, le 29/05/2010, dans carnet de voyage, Hydra Mots clefs : Corinthe, Aegine Poros... comme un rêve.26 mai 2010
Les amarres étaient larguées au petit jour. Cette nuit de pleine lune avait happé mon sommeil et j’avais hâte de mettre les bouts. Navigation pépère, le vent ne daignait pas nous pousser ver le canal de Corinthe et Kiki était une nouvelle fois de faction.
Car c’était le grand objectif de cette journée. Au loin, Pacha, le ketch de nos amis nous guidait. Mer belle, vent nul, le moteur ronronnait et je tombais dans les bras de Morphée. Au réveil, quelques dauphins s’étaient déroutés pour nous distraire de leurs sauts joyeux… Séquence Emotion et toujours émouvante pour nous.
A 11h, nous nous présentions aux autorités par V.H.F. Il s’en était fallu de peu pour que le pont à chaîne nous interdise l’accès pour les deux heures suivantes. Les dieux nous accompagnaient. La Loute III s’engouffrait alors vaillamment dans ce col utérin. Peu de place pour se mouvoir dans ce passage étroit où nous suivions nos congénères. La mer(e) Egée enfanterait ce midi là huit beaux voiliers, heureux de voir le jour et d’aller téter goulûment le colostrum des vagues saroniques.
En attendant, dans ce canal aux parois aussi hautes qu’un immeuble de 10 étages, nous restions médusés, pris par une impression de vertige et j’immortalisais tous ses instants intenses. Le courant accompagnait La Loute III vers la délivrance. Un accouchement, sans douleur duquel nous naissions émerveillés. Bienvenu en mer Egée ou Eole montrait son caractère fantasque.
La taxe du passage du canal était salée mais nous étions prévenus.
Pacha tirait un bord vers Epidhaure tandis que nous mettions le cap sur Aigine, au large d’Athénes. Ainsi voguent les voiliers qui eux aussi tuent la rencontrent mais la ressuscitent sans cesse… Un petit largue faisait galoper La Loute III à fière allure sur la crête des vagues. Autour de nous un panorama extraordinaire se déployait en trois dimensions.
Au loin, des bâtiments militaires en faction m’interpellaient. J’avais remarqué aussi une embarcation pneumatique qui venait droit sur nous. Les militaires à bord arésonaient le voilier, nous interdisant la zone où nous naviguions. Des exercices militaires étaient en cours et nous devions nous détourner de quelques miles. Ce détour ne nous empêchait pas d’atterrir sur Aigine, en soirée. Ce n’est pas un vain mot de rappeler que cette île est un faubourg d’Athènes. Située à quelques encablures de la capitale, elle a le même parfum, le même esprit. A l’entrée du port, Ferrys et Hydrofoils se disputent le terrain et mènent un train d’enfer. La Loute III n’était plus qu’une coquille de noix embarquée dans une lessiveuse en programme essorage… L’atterrissage promettait d’être gratinée. C’était sans compter sur un plaisancier bordelais qui m’aidait gentiment à capeler les amarres tandis que Gillou surveillait la mise à l’eau de l’ancre à l’avant. Aigine, une île où l’activité portuaire ne tarit pas. Cette courte escale durerait le temps d’une bonne nuit de sommeil. Au matin les activités portuaires assourdissaient le port et nous faisait dégarpir. Entre deux hydrofoils et un ferry, La Loute III tendait une échappée en se frayant un passage parmi ses monstres et tirait un bord vers île de Poros. Une jolie navigation où La Loute III tutoyait les innombrables îles à la faveur des deux navigateurs médusés par tant de beauté.
Publié à 17:03, le 27/05/2010, dans carnet de voyage, Póros Mots clefs : coup dans l'eau !
Par un beau matin de mai, La Loute III et ses deux équipiers s’étaient armés de courage prêts à voguer jusqu’à Corinthe. Les quarante miles estimés auraient dû être facilement courus puisque les prévisions météorologiques étaient en notre faveur à en croire les spots internet. La nuit avait été écourtée par un escadron de nostalgiques des Saturday night fever… Deux nuits que la fête battait son plein. Nous aurions mieux fait d’y participer ! Cette petite traversée nous remettait du bôme au cœur. Dans la baie de Galaxidi, tout était tranquille. Quoique, à y voir de plus prés, plus nous progressions et plus la houle se faisait pesante, annonciatrice d’une mauvais tour !
Au loin, la crête des vagues blanchissait la vaste étendue d’eau… La Loute III faisait route au sud est et le vent ce matin là décidait de nous prendre de travers. Les deux beauforts annoncés se transformaient allégrement en quatre à cinq beauforts sous les rafales. Et la mer grossissait et le houla up nous brassait une fois de plus… Décidément, la Méditerranée avait un caractère bien trempé et il valait mieux rester son amie. La Loute III devenait une vieille bretonne handicapée par une déformation congénitale de la hanche !
Nos regards mutuels en disaient long. Quarante miles dans cette lessiveuse ne nous tentaient guère d’autant plus qu’il était à peine 9h00 du matin. Le vent et la mer avaient toutes les chances de forcir dans l’après-midi. Le captain orientait son bateau au Nord-ouest vers le petit port d’Andikiron et La Loute III devenait comme par magie stable, obéissante, docile. La navigation était plaisante et dans cette baie à cyclones, Kiki reprenait son quart. La mer n’avait pas voulu… Ecouter les voix du destin nous apportait en retour de bonnes surprises. Accueillis par Danièle et Gérard avec une soupe de poisson, était loin d’être ordinaire et des plus sympathique. Plus rien ne nous faisait regretter cette halte. Nous étions au sec et cocoonés pendant qu’au loin, l’orage grondait !
Danièle, une septuagénaire on ne peut plus dynamique...
palabre entre hommes...
Les enfants et leur royaume... Sous le phare, ils s'inventaient un monde certainement moins cruel que la réalité économique ambiante. La population local semblait pour autant bien loin de ce désastre annoncé. Ici, l'accueil était digne de ce nom.
Assurément la misère est moins triste au soleil....
Publié à 11:33, le 25/05/2010, dans carnet de voyage, Kólpos Andikíras Mots clefs : Galaxidi une étape so precious...
A quelques brasses d’Itéa, Galaxidhi était une petite bourgade so precious comme nous l’avait fait reconnaître une anglaise croisée en chemin. Précieuse certes mais où les noctambules avaient tendance à s’attarder jusqu’au petit matin dérangeant quelque peu notre sommeil. A l'heure de l'Ouzo, les têtes en disaient long sur leur nuit enchantée...
pendant que d'autres revenaient de mer, les soutes pleines de poissons.
Assurément, la dorade freyait dans le coin et nous encourageait à dérouler la traîne.
La LouteIII et ses copains...
Galaxidi est considéré comme l'un des ports les plus authentiques de la Grèce continentale.
Publié à 19:47, le 22/05/2010, dans carnet de voyage, Galaxídhion Mots clefs : Le sanctuaire d'Apollon....Trizonia Une petite ïle au large du continent Grec Dans le golfe de Corinthe
Delphes...Point de rencontre des deux aigles envoyés par Zeus pour déterminer le centre du monde...
Au milieu des gorges du Mont Parnasse... Trés loin de notre capitale (!) bienvenue au coeur de la civilisation grecque antique...
L'oracle de Delphes était connu dans toutes la Grèce antique et il aurait été dommage de faire l'impasse de ce lieu spectaculaire, dandesque, mythique...
Publié à 19:02, le 20/05/2010, dans carnet de voyage, Itéa Mots clefs : Dans mon île....Mercredi 12 mai – La Loute III était libérée de ses entraves, par ce beau matin de mai. Une armada de « sail in hollidays » prenait le même cap, vers le pont de Rhion. Nous savions que cette vingtaine de bateaux piquait sur Galaxidhi alors, nous nous étions décidés à rejoindre notre équipe de flibustiers français à Trizonia, une petite île du golfe de Corinthe, nichée entre le continent et le Péloponnèse.
Par vent nul, Kiki se lançait dans un long conciliabule. Le golfe de Patras prenait des allures de mare aux canards. Le sondeur indiquait 2 nœuds de vent et le pont visible depuis la bouée d’Ak Eviros n’en finissait pas de grandir. 12h30 – La Loute III coupait enfin the bridge of Rhion par mer aussi plate qu’une pita ! Celle que nous venions de déguster. Sur un lit de tzaziki (mélange de yaourt, ail et concombre haché, tomates, oignon rose, concombre et petit dés de porc grillés étaient étalés à même la pita (galette de pain), un régale ! Il ne manquait que les frites, et ça, on s’en passait allégrement !
Cap au 90°, nous nous enfoncions dans le golfe de Corinthe. Telle une herse, La Loute III gravait fugitivement sa trace. Le courant nous accompagnait amicalement et le beau voilier voguait à 6,6 nœuds vers Trizonia. Le vent avait fini par se lever à l’approche de l’île et nous poussait droit dans le port. Amarrage aux petits oignons, à peine débarqués, nous retrouvions nos flibustiers. S’il y avait eu des fleurs de tiarés, nous en aurions été couronnés, c’est sûr ! En soirée, Gérard et Danièle nous conviaient à manger le Mezzé, à bord de leur bateau, un repère de pirates arborant pavillon français… Ambiance festive et animée ! Eole avait décidé de prendre une bonne relève nous scotchant plusieurs jours sur l’île. Un coup de vent était annoncé pour les jours suivants. Après tout, ce petit port sans commodité avait des quais de béton solides. Ici ce coin d’Eden nous conviait au repos et à la randonnée. .Seul le vent tentait parfois de nous impressionner. Le reste du temps, le soleil dardait ses rayons et commençait à caraméliser notre peau. Ici on était encore loin des clichées de la mer Egée. Pas de maisons chaulées mais de simples pavillons de briques sans beaucoup de charme. Cet enchantement était ailleurs. Cette île verdoyante conviait à l’escapade. Des sentiers muletiers grimpaient dans la colline en saluant au passage les arbres nourriciers de la méditerranée. Les oliveraies côtoyaient les amandiers en secouant leur branche sous les rafales. Bientôt, de l’autre côté du sentier la mer toujours renouvelées. De notre esplanade, nous admirions cet amphithéâtre naturel plongeant jusqu’au port. Prés des habitations, toujours un petit jardin où faire pousser quelques légumes et déjà à cette période des fleurs en pleine éclosion. Sur le front de mer, comme à l’accoutumée, des terrasses où sirotaient quelques plaisanciers mélangés aux insulaires.
Le vent avait pris véritablement ses quartiers et nous impressionnait véritablement. Ça tanguait dans le carré. Le captain doublait les amarres. Dans ce port, nous étions en sécurité. Le ciel d’un gris profond n’avait cure de nos incantations. Nous n’avions plus qu’à laisser passer le coup de tabac ! Nous avions reçu au matin des nouvelles apaisantes et même très excitantes d’un petit être qui ne demandait qu’à grandir dans le ventre de sa maman et en ce jour anniversaire de notre Thieu, le futur papa, nous étions aux anges ! Ils nous faisaient un sacré cadeau. Publié à 17:01, le 15/05/2010, dans carnet de voyage, Trizonía Mots clefs : Un petit coin bien sympa...Publié à 09:33, le 11/05/2010, dans carnet de voyage, Mesolóngion Mots clefs : Mais que diable venions-nous faire dans cette galère...La grisaille nous avait surpris au matin et nous restions dans l’expectative. Larguer les amarres par ce temps chagrin, voir menaçant n’était pas dans nos prévisions. Pour couper ce long couloir entre Ithaque et le golfe de Patras, il nous fallait du portant et, de grâce un minimum de soleil ! Nous savions malgré tout que le vent forcirait le jour suivant. Pour nous départager, c’est dans un cybercafé, devant les prévisions de « Poséidon », (ça ne s’invente pas) que nous avions pris la décision de mettre les voiles. Par vent nul et en fin de matinée, La Loute III relevait gentiment son ancre.
Ce qui ne devait être qu’un parcourt de santé avait failli tourner court ! Jusqu’en début d’après midi, Kiki, notre brave moteur encourageait les voiles folâtrant au vent, ne sachant sur quel bord s’appuyer. Le soleil avait fini par se lever enfin et Gillou en profitait pour s’assoupir. Je montais la garde en me disant que mon tour viendrait. Mais au mitant de ce couloir les choses s’étaient gâtées ! Adieu sieste tant aspirée…Le vent s’était soudain mis à souffler en rafales, blanchissant la crête des vagues en se creusant. Vent debout, La Loute III avait peine se mouvoir et les deux marins à bord, encore étourdis par la violence de l'attaque, n’avaient plus qu’à accepter le sort qui leur était jeté. Aux portes du golfe de Patras, les rafales encourageaient la mer à grossir encore. Mais que diable étions-nous venus faire dans cette galère ! Poséidon, le maître météo du coin nous avait donc une fois de plus trompé ! L’heure n’était pas au bilan mais à l’action. Il fallait être stratégique car vent debout, La Loute III se faisait fracasser par les vagues. Nous n’avions plus qu’à louvoyer pour glisser davantage sur les flots en perdant irrémédiablement du cap. Louvoyer pour les néophytes, c’est tirer des bords, en général à angle droit… Les nôtres étaient carrés ( !) et nous n’avancions guère dans ce tumulte. Parfois, plus un souffle de vent mais les flots eux restaient agités. Misère, misère !!! « Au louvoyage, deux fois la route, trois fois la rogne… » Une expression bien connue des marins qui savent certainement de quoi je parle.
Les Echirades, îles qui tapissent la côte continentale n’en finissaient pas de s’étaler. Lorsque le vent avait la possibilité de s’engouffrer entre l’une d’elle, les rafales redoublaient de puissance. J’avais pris le parti de rester assise dans la descente du cockpit et de subir sans broncher, tentant d’apprivoiser ses énormes vagues qui ne demandaient qu’à nous rincer au sel. Si je descendais dans le carré, je savais que mon sort en était jeté, je n’aurais plus été qu’une lavette au cœur chaviré. Alors, je tenais bon, faisant place dès que le captain s’aventurait à la table à carte maniant la règle cras et vérifiant ces points entre deux assauts de vagues. Nous avions hâte d’atterrir ! En fin de parcourt, engouffrés largement dans le golfe de Patras le calme avait repris tout l’espace nous laissait savourer un coucher de soleil sur les cabanes de pêcheur effleurant les longues berges avant une entrée radieuse dans le port de Messolonghi. L’accueil était à la hauteur de la galère subit. Une bande de flibustiers français nous accueillait amicalement à nous en faire oublier la tourmente que nous venions de vivre… « Les bons moments se méritent… »
Le calme après la tempête...
Publié à 09:17, le 11/05/2010, dans carnet de voyage, Mesolóngion Mots clefs : Sur les pas d'Ulysse.La Loute III avait enfin largué ses amarres. La météo prévoyait une petite fenêtre et nous avions bien l’intention d’en profiter. La traversée vers Ithaque était plutôt agréable, au portant jusqu’au sud de Méganinsi. J’avais oublié combien cette île était belle et plantureuse. Les voiles en ciseaux, les deux marins savouraient cette liberté retrouvée à voguer en mer Ionienne.
Puis, le détroit de Sténo Kefallinias nous montrait son impétuosité. Dans ce couloir donnant sur la pleine mer, les flots s’enhardissaient et le vent nous commandait de naviguer au prés-serré, une allure déjà moins confortable ! La Loute III prenait alors la gîte. Il fallait s’y faire, la mer Ionienne était à ce prix, capricieuse et même très lunatique. Sous les rafales, le vent ne donnait pas sa part et une partie de houla hop nous brassait. Les îles alentour nous faisaient oublier l’allure inconfortable dans laquelle nous voguions.
Dans le goulet d’Ithaque, les vingt nœuds de vent étaient allégrement dépassés. C’est seulement en embouquant dans le port de vahti, sur l’île mythique que le vent s’assagissait en accord avec les flots. L’escale avait été à la hauteur de nos espérances et nous regrettions de ne pouvoir passer plus de temps sur l’île supposée d’Ulysse. Peut-être aurions nous joué les explorateurs à la recherche d’un mythe.
Nous avions profité de cet fin d’après-midi pour crapahuter jusqu’au clocher de vahti et la vue nous enchantait. Au loin, dans la colline quelques clochettes de brebis égarées tintaient. Ici tout était paisible, loin des agitations d’Athènes.
Publié à 19:43, le 10/05/2010, dans carnet de voyage, Itháki Mots clefs : Rien ne sert de courir...Rien ne sert de courir, il faut partir à point…
Mardi 04 mai 2010, le baromètre était descendu à 1012 hp. Un petit vent du Sud nous commandait de patienter au port. Nous nous étions promis d’obéir au vent plutôt qu’à notre bougeotte légendaire. Appareiller aujourd’hui signifiait subir le vent en poupe, tirer des bords carrés ou faire route au moteur alors qu’il s’avérait trois fois plus agréable de se laisser porter par un bon Nord Ouest, en vent arrière. Après tout, rien ne nous pressait… La pile du traceur nous lâchait et l’appareil par conséquent n’avait plus de mémoire. La route tracée méthodiquement la veille s’était effacée de surcroît. Sans traceur dans ces parages où les sèches (roches à fleur d’eau) sont pléthoriques, il valait mieux avoir un bon compagnon de route GPS, assurant nos traversées sans encombres. La sagesse avait parlé et Gillou était resté une partie de l’après-midi sur le traceur de nouveau alimenté.
« Bon voyons, un p’tit tour à Méganinsi, en fonction du vent puis Port Vathi à Itaque. Ensuite on traverse sur Messalonghi pour entrer dans le golfe de Patras puis celui de Corinthe… » Inch’allah !
Publié à 15:38, le 4/05/2010, dans carnet de voyage, Mots clefs : Un tour de Manège...
Une semaine maintenant que nous étions en divagation. Les préparatifs allaient bon train. La Loute III se laissait inspecter de bout en bout. Même la mature avait droit à un contrôle détaillé grâce à l’agilité du captain.
Plus haut, toujours plus haut….
Moi, je me contentais de tenter un remake de « la chevauchée fantastique » beaucoup moins acrobatique, je le reconnais…
Nous reprenions nos repères petit à petit. Régulièrement, nous allions à la taverna « des daltons » prendre notre dose de protéines, entre pork giros (le kebab grec) et slouvakis (brochettes de porc ou de poulet grillé). Repas sans prétention où pour quelques euros nous avions notre ration. Le reste du temps, j’inventais de délicieuses salades. Les oranges sucrées à souhait nous apportaient toutes les vitamines dont nous avions besoin. Et nous ne manquions pas le rendez-vous hebdomadaire avec la mythos… La bière mythique ou selon… celle des gros menteurs (lol).
Demandez le programme !
En ce 2 mai 2010, nous étions fin prêts à aborder les îles mythiques. Nous avions préparé la route vers nos premières destinations. Ithaque à vingt cinq miles de notre port d’attache. Puis un petit tour vers Messalonghi, sur le continent avant de nous engouffrer dans le golfe de Patras. Là, Gillou avait repéré sur le guide à l’entrée du golfe de corinthe, sur la côte nord,le village de Nàvpaktos (Lepante) un petit port médiéval qui devrait nous séduire, à en voir les photos.
L’appareillage était prévu pour mardi, le temps d’avitailler le bateau, de prendre des nouvelles par mails interposés, de bloguer sur la toile pendant que Gillou plongerait histoire d’aller inspecter la coque et le safran.
Publié à 17:27, le 2/05/2010, dans carnet de voyage, Lefkáda Mots clefs : Ils sont repartis... Les fous de la barre à roue....La Loute 3 sagement amarrée s’impatientait. Pendant ces quelques mois d’abandon, livrée à elle-même, le vent et les embruns s’étaient occupés de souiller les œuvres vives. Toutes demandaient à être lustré et un bon coup de nettoyage s’imposait. Les dernières 24 heures avaient été éprouvantes. Avant de se mettre au travail, nos corps demandaient du repos. Après tout, nous avions deux mois devant nous pour musarder entre les îles Ioniennes, le Péloponnèse et toutes les Cyclades. Rien ne servait donc de courir, il fallait partir à point.
Entretien du bateau, avitaillement, révision de tout le matériel embarqué et installation d’un panneau solaire assurant une plus grande autonomie. Les activités ne manquaient pas. Le soleil et le vent répétaient un concerto à deux temps qui n’était pas prêt de nous lâcher. Nous avions loué les services d’Olivier, un électricien monteur de panneaux solaires et la journée avait été égayée par des grincements de perceuse et scie sauteuse. Gillou s’occupait à fabriquer une moustiquaire pendant que je laçais méthodiquement les têtes de chandeliers d’une enveloppe de cuir. Cela valait mieux que cet affreux scotch de protection.
Publié à 11:13, le 30/04/2010, dans carnet de voyage, Lefkáda Mots clefs : Premières photos des p'tits lutins
Nous attendions sagement les premières photos
des deux petites stars du mois de novembre.
Les voici en exclusivité pour vous...
Sortis tout frais de la mater, Lilia et Adrian
abordent leur nouvelle vie
entourés de leurs parents.
Publié à 14:49, le 19/11/2009, dans Portrait , Bouin Mots clefs : Les p'tits lutins sont arrivés...
Pendant que d'autres défilaient,
Les p'tits lutins sont arrivés dans l'aprés-midi du 11 novembre
Et font le bonheur de tous.
Lilia, petite puce de 2390gr
et
Adrian légèrement plus costaud avec ses 2500gr
babillent gentiment et leurs parents, Aurélie et Fabien sont aux anges.
On a hâte d'aller les voir et de leur faire un calin.
Dés que possible de belles images de leurs frimousses
viendront agrémenter les prochaines pages.
Patience !
Publié à 18:39, le 12/11/2009, dans coups de coeur, Bouin Mots clefs : Retour au bercail
En ce moment, on voit tout en double !
Publié à 11:21, le 2/11/2009, Bouin Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 5 } { Page suivante } |
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