Louvoyage

Apothéose

Sortez les cymbales et la grosse caisse...

Aprés 7 jours à se morfondre au port, une mini fenêtre météo s'offre à nous et nous en profitons...

Les amarres sont larguées, cap sur le cap Sounion.

 

 

 

 

Deux heures de belle navigation et un plongeons sous le cap Sounion. Kdo!

 

Oh mince, une grenouille!

Les vacances s'achèvent sous une note ensoleillée

 

 

 



Publié à 18:37, le 15/06/2013, dans carnet de voyage, Sounion
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Il pleut, il pleut, il pleut...

Il pleut, il pleut, il pleut… Cas cela ne tienne ! Nous partons en scooter jusqu’au cap Sounion, la « pointe sacrée ». Ce cap magnifique plonge à pic dans la mer Egée et son  temple majestueux  était  et reste une véritable sentinelle  de l’Attique,  se dressant sur ce promontoire consacré  à Poséidon.  Lieu stratégique pour surveiller tous bateaux suspects voguant vers Athènes et sur lequel, au 4e siècle avant JC les Athéniens  bâtirent un temple dédié au Dieu de la mer.


Mais que dit la légende :
« Athènes vaincue par la Crète, s'était vue infliger l'obligation d'envoyer régulièrement, en pâture au Minotaure, sept jeunes gens et sept jeunes filles.
Le minotaure, un monstre à tête de taureau et à corps humain, était tenu enfermé par le roi Minos dans le dédale d'un labyrinthe qui avait été conçu et réalisé par Dédale, célèbre inventeur et architecte athénien.
Ce labyrinthe était construit de telle manière que personne ne pouvait s'en échapper ou échapper au monstre mangeur d'hommes.
Thésée, fils d'Égée, roi d'Athènes, compatissant à la douleur des parents dont les enfants étaient susceptibles d'être tirés au sort, décida un jour d'aller tuer le Minotaure. Pour ce faire, il se glissa dans le groupe des jeunes gens que la Grèce devait sacrifier au monstre, et arriva en Crète. Dès qu'Ariane (fille du roi Minos et demi-sœur du Minotaure) le vit, elle tomba amoureuse de lui et lui offrit son aide. En échange, elle lui fit promettre qu'il l'emmènerait à Athènes et l'épouserait.
Elle lui donna alors une pelote de fil qu'elle avait reçue de Dédale.
Thésée, attachant une extrémité du fil à la porte, le dévida à mesure qu'il avançait. Ayant tué le monstre dans le Labyrinthe, il put retrouver son chemin, et en sortir sain et sauf.
Mis en rage par cette fuite, Minos enferma Dédale et son fils Icare dans le labyrinthe. Les prisonniers ne trouvèrent pas la sortie, mais Dédale fabriqua des ailes de cire pour que tous deux puissent s'échapper en s'envolant. Icare, s'approchant trop du soleil, vit ses ailes fondre et se noya dans la mer, alors que Dédale, réussissait à atteindre la Sicile.

Egée, quant à lui attendait son fils au Cap Sounion. En effet, Thésée avait convenu, avec son père, que s'il sortait victorieux de ce terrible combat, il hisserait des voiles blanches sur son bateau. Mais s'il était tué, l'équipage devrait laisser au bateau ses voiles noires.
Égée, vit arriver au loin le bateau arborant de grandes voiles noires. Thésée, ayant oublié de hisser les blanches. De désespoir, Egée croyant son fils mort, se jeta du haut des rochers dans la mer, que depuis ce temps, on appelle la Mer Égée... » Tatata…

 

 

ça s'était hier. Aujourd'hui dimanche aprés une nuit d'orage le soleil est réapparu. Certes le vent souffle toujours mais à l'abri d'une crique, nous nous baignons et ça vaut son pesant d'or, je le reconnais.

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 18:41, le 1/06/2013, dans carnet de voyage, Sounion
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T'as voulu voir Kitnos et on a vu Kéa... T'as voulu voir Poros et on a vu Sounion...

Toutes bonnes choses ont une fin.

Cap sur Siros. La mer est calme puis le vent prend dans les voiles. En 5 h 30, nous sommes aux portes de l'île.

La capitale de la mer Egée est une grosse ville industrielle qui fourmille. Le port fantôme qui nous abrite est malgré tout un bon abri.

Tous les ports que nous avons visités et qui ne sont pas en état sont la preuve que la Grèce est en péril. On s’attend à chaque fois qu’un repreneur turc ou chinois vienne faire le ménage et nous assistons impuissant à cette malheureuse décadence.

Il faut une bonne heure de marche pour découvrir la ville. Une fois, deux fois, trois fois et voilà que nous nous lassons des terrasses. La déprime s’installe, prête à nous engloutir. Il faut tenir bon ! Allez zou, hauts les cœurs, une petite fenêtre météo et nous mettons le cap sur Kéa.

 

 

 

 Une belle nav’ en vent arrière nous mène droit sur Kéa. Ce matin nous nous sommes levés aux aurores et l’option semble payer

9h00 du matin, je sors la petite tenue. Il fait chaud très chaud. Et la musique nous accompagne agréablement. En longeant Yaros Mano Solo nous entraîne dans sa mélopée et gillou l’accompagne au djembé.

 

Bientôt Kéa nous envoûte et La Loute 3, vent arrière galope vers cette île encore inconnu.

Ah comme il fait bon vivre. Notre humeur est à nouveau au beau fixe.

La baie de Vourkari est un havre qui somnole…

 

Pas pour longtemps… Le vent n’a pas dit son dernier mot. Et si jusqu’à présent il nous avait quelque peu chahutés, c’est une vraie bagarre qui nous attend en pleine nuit.

De 23h à 4h du matin, nous sommes sur le qui-vive. Les quatre bateaux amarrés au quai luttent dans une danse endiablée et nous sommes tous sur la rive pour parer au pire. Notre voisin est le plus en difficulté, sa jupe (arrière du bateau) contre le béton. Alors, on se mobilise  en tendant des gardes d’un bateau à l’autre.

Et ce diable de vent sans aucune pitié souffle de plus belle force 7 à 8 dans les rafales.

Ce petit jeu macabre a duré une bonne partie de la nuit et nous avons du mal à retrouver nos esprits au matin.

Et on appelle ça la plaisance !

Parlez-moi du beau temps

Et non pas du mauvais vent

La tempête me dégoute et m’fait grincer des dents

Les vents violents me mettent en rage…

 

Au matin, tout s’arrange et on reprend nos esprits. Une longue marche nous mène à la découverte de ce bout d’île. Nous voulons louer un scooter pour en faire le tour et manque de chance, le permis de conduire est resté sur le bateau. Tant pis !

Une très belle plage est à  portée et nous irons nous baigner le lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

Ce bain divin nous fait oublier bien vite les affres de la veille et pour continuer en beauté cette belle journée, un taxi nous conduit jusqu’à la chora.

 Ioulida est la capitale de l'île de Kea. Pour l’atteindre, il faut grimper, grimper et loin des grandes infrastructures, la chora  reflète l'esprit des villages traditionnels. Ici pas de voitures, on la laisse à l'entrée. Les habitants se déplacent parfois à dos d’ânes, sinon ils sont  utilisés pour transporter des matériaux. A l’ombre d’une taverna la traditionnelle souvlaki (brochette de porc) nous est servi accompagnée de frites. Les spécialités grecques restent simples et avantageuses.

 

 

 

 

Malgré le soleil qui tape fort, il nous prend l’idée de rejoindre le bateau à pieds. Le tavernier nous suggère de revenir par un petit sentier qui serpente dans la montagne. En 1h30 tout au plus nous devrions rejoindre notre campement. Chemin faisant, un lion creusé dans la pierre aiguise notre curiosité.

Selon la mythologie, Kéa était connu comme l’île de l’eau et s’appelait Ydroussa. Elle était habitée par des nymphes. Mais en raison de sa beauté exceptionnelle, les Dieux par jalousie envoyèrent un lion pour éconduire les naïades et ravager l’île rendue infertile.

 

 

 

 

Par la suite, les habitants de l’île supplièrent le fils d’Apollon, Aristée de leur venir en aide et construisirent un temple pour le plus puissant de tous les Dieux. Ainsi, Zeus fit tomber de nouveau la pluie et les nymphes se baignent encore aujourd’hui….

Cette belle histoire nous incite à aller plus loin sur ce chemin de pierres où seules les chèvres et les ânes  déambulent avec aisance.

Il fait chaud, très chaud et nous marchons toujours plus loin. Parfois le sentier n’est plus qu’un layon où les herbes et les gros insectes ont élu domicile et nous sentons bien nous les dérangeons. Ici, les araignées et les sauterelles ont doublées, à croire qu’elles mangent, elles aussi trop de pita !

Et ce chemin qui n’en finit pas. Me voici voilée d’un paréo pour me protéger des morsures du soleil. Après 3 heures de trekking enfin une baie se dévoile… mais nous ne reconnaissons pas l’endroit. Aïe ! Nous sommes désorientés et aucun panneau pour nous rassurer. Il faut trouver un moyen pour rattraper notre route et rentrer car le soleil cogne, cogne…

 

 

C’est à un gros monsieur qui fait du terrassement dans son jardin que nous nous adressons. « Please sir, Can you call a taxi »…

Et la magie opère. Sans se poser de questions, il pose ses gants et nous conduit à Vourkari.  Lorsque Gillou veut le dédommager. Il nous regarde mi colère, mi amusé… « paye moi plutôt une bière si tu veux ! »

Et c’est ainsi que nous avons fini la journée, installés à une terrasse, face à notre bienfaiteur parlant 10 mots d’anglais et le reste en grec, le barman nous servant d’interprète. Un tableau dont nous nous souviendrons longtemps.

 

C’est décidé, cap sur Poros. Cette étape nous rapproche vraiment du canal de Corinthe. Levés une fois de plus très tôt, nous nous déhalons sans bruit. 6h et le vent est déjà là. Aïe encore dans le pif. Le cap’tain se gratte la tête. 40 miles et la houle qui entre dans la danse ! Nous aurons du mal à traverser.

 « Pour ton anniversaire de mariage ma chérie, je t’offre une nuit, voire deux à l’Olympic Marina ! En 3 heures nous sommes sur catway dans une marina qui porte vraiment son nom. Shower, laudries… Le grand luxe ! Située près du cap Sounion sur la Grèce continentale. Le vent peut souffler. Nous sommes à l’abri. Tatata !

 

 

 



Publié à 10:06, le 31/05/2013, dans carnet de voyage, Sounion
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Il y avait un jardin qu'on appelait la terre...

  
 
http://www.youtube.com/watch?v=aEaXkpBVNlI
 
En hommage à notre ami Georges...
 
C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume, entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin


Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu


Il y avait un jardin, une maison, des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leur grands-parents


Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus 
 
 
 
Nous, on l'a trouvé notre jardin!
Naxos a fini même par nous ensorceler...


Publié à 15:26, le 24/05/2013, dans carnet de voyage, Náxos
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belle échapée

 

 
Arki ... "Au temps suppend ton vol"
 
 

 

 
 
Cap sur Amorgos
 
 
 
Devoir de vacances
 
 
Amorgos
Le grand bleu
 
 
La chevauchée vers Naxos
 
 
Aïe ça bouge !
 
 
Terre terre!
Naxos en vue


Publié à 16:13, le 22/05/2013, dans carnet de voyage, Náxos
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Naxos... Tout le monde descend!

Dimanche 19 mai 2013

Nous profitons de cette retraite pour nous reposer et nous poser vraiment. Arki est vraiment une île magique où le temps s’est arrêté. L’atmosphère est vraiment paisible et les balades à travers l’île sont de bons moments de méditation. Ici on laisse le temps au temps et on savoure cette vie simple où rien ne presse.

La taverna de Manoli nous accueille en soirée  pour une dégustation de calamars frits et poulpes en salade.

« Au temps suspend ton vol »

Lundi 20 mai 2013

Les moustiques nous ont attaqué toute la nuit ! Au petit matin, nous nous déhalons sans bruit. Juste un cocorico pour nous confirmer qu’il est bien tôt.

La route est longue. 70 miles nous sépare de l’anse de Mikonos et notre allure est celle d’un cheval au trot quand tout va bien. Gillou peste de cette nuit blanche tandis que je reste motivée. Il faut manger du miles pour rejoindre le  golfe de Patras et je sais qu’à partir de Mikonos, la moitiè de la route sera faite.

La remontée de la Grèce par les Cyclades n’est jamais gagnée d’avance. A moins d’avoir un gros moteur qui fait tout le travail… Les vents peuvent souvent nous barrer la route et nous faire prendre un autre chemin plus ou moins venté.

A la pointe de Patmos, le vent mollit franchement et notre allure ralentit de surcroît. Pour changer de l’ordinaire, nous l’avons dans le nez… La baume se balance de droite à gauche. Aïe ! nous allons devoir changer de stratégie.

Le cap’tain propose de mettre le cap sur Amorgos. Même si l’allure est toujours au prés, les voiles se gonfle davantage et la route est raccourcit de 20 miles.

Dans la descente de Patmos, Eole somnole à nouveau. 50 miles sans vent, autant retourner sur Léros. Je bous et ma motivation et tout le reste avec. « Mais que diable venais-je donc faire dans cette galère… » Et une fois de plus j’oublie la sagesse, le discernement  qu’il faut avoir en mer et par conséquent dans la vie…

La Loute 3 pique sur Léros. J’enrage plus que le cap’tain, malgré tout dépité.

Poseidon a dû nous entendre et faire grâce d’allégeance car le vent reprend du souffle et nous montre la voie à suivre. Cap sur Amorgos donc. La bonne humeur revient à bord et je pique une petite sieste, bercée par les flots.

Finalement, La Loute 3 prend son rythme de croisière à 5noeuds, grand-voile, Solent et moteur en marche.

Le déjeuner est vite avalé. Au menu Melon vert, salade de pomme de terre et œufs durs assaisonnée du délicieux tzaziki dont Manoli nous a fait grâce hier. Trop gentil ! C’est si peu dire combien l’accueil à Arki fut sympathique. Fidélisez une taverna et vous aurez en retour des cadeaux inattendus.

A 13 heures, lorsque nous passons au large de Dhénousa, un nouveau doute nous fait hésité. L’île est à portée de mains (10 miles) et elle coupe la poire en deux.

Le navtex vient de sortir une météo : NW 3 modéré. En se posant sur Dhénousa, deux choix s’offrent à nous. Rejoindre Mikonos le lendemain à 25 miles au NW (Certes vent debout mais sur une petite distance c’est faisable) ou rejoindre Amorgos ou Naxos en fonction de l’orientation du vent.

Très tentant mais à bien lire les prévisions, un avis de vent fort est annoncé pour les prochaines 24 H.

Adieu Dhénousa ! Encore 4 ou 5 heures en mer pour atterrir sur Amorgos. Courage !

Amorgos est comme un gros dinosaure assoupi. Dans la brume de chaleur il flotte mollement et sa peau bleutée rivalise avec la mer. Ici nous sommes dans le site du « grand bleu » le film mythique de Luc Besson.

Atterrissage à 17heures. Le petit port de Katapola est assoupi comme dans une longue létargie.

Nous sommes entourés de bateau français. Ça nous permet de tailler une petite bavette !

La fatigue se fait ressentir. Une giros pita et zou, au lit ! La nuit porte conseil.

 

Mardi 21 mai 2013

Météo incertaine pour les prochains jours. Ou nous restons scotchés ici ou nous remontons sur Naxos pour prendre notre élan.

D’Amorgos nous n’aurons vu que ce petit village alangui dans la chaleur déjà torride.

9h30 le moteur crapote et c’est reparti pour un tour ! Le petit vent du nord s’appuie sur les voiles au prés serré et nous remontons gentiment le chenal creusé entre Amorgos et Naxos. Les îles que nous tutoyons nous distrait de ce voyage sous un soleil encore ardent ce matin.

Puis le vent et la mer se réveille. IL est temps de manger avant que cela ne se gâte !

Déjà les premiers moutons au loin nous indique que ça va bouger. Très rapidement la mer se creuse et le vent forcit. Nous sortons les gilets pour nous harnacher au cas où. Et voilà c’est reparti pour le houlà up ! Nous tirons quelques bords pour nous sortir de ce guêpier.

A la pointe de Naxos le vent mollit mais la mer est bien formée. Pour couronner notre échappée, dans la descente vers le port de Naxos (encore 15 miles) le vent est nul et  la houle s’installe. On reste sur le pont et on subit.

17 heures, Naxos marina en vue. Les visages s’éclairent et nous nous concentrons sur les manœuvres car le vent,(comme de bien entendu !) reprend de la vigueur.

De bons exercices pour nous amariner, si cela n’avait pas été fait !

En soirée, nous apprécions vraiment le poulpe grillé accompagné d’un ou deux verres de wine white… et si on poursuivait avec quelques sardines ? Un diner sans prétention et pas cher qui nous met du baume au cœur.

C’est décidé, quoiqu’il arrive, on se pose un peu à Naxos !

A suivre des photos



Publié à 14:43, le 22/05/2013, dans carnet de voyage, Náxos
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A l'eau à l'eau...

Au soir du second jour, nous avions fini par récupérer les heures de sommeil en moins quand la nuit fut écourtée par un orage monstrueux. La foudre n’est pas passée loin ! Le tonnerre m’a terrorisé une bonne partie de la nuit.

Quant à la pluie, c’est par seaux qu’elle se déversait sur le pont. Un bon test pour l’étanchéité du bateau. Au matin, nous sommes tous deux groguis  par l’humidité et la pluie qui ne s’arrête pas de tomber.

Chaque jour se suit sans se ressembler…

Dans l’après-midi, les cirés sont enfin abandonnés. Il est temps de lever le bateau et de le remettre à l’eau.

Ah la mauvaise surprise, la facture est plus salée que prévu et nous ne pouvons malheureusement  rien y faire. Si elle n’est pas acquittée, nous sommes condamnés à rester au sec. Nous sommes piégés !

Comment lutter contre une marina qui va à vau l’eau et qui est gérée on ne sait par qui ; bientôt mangé, on s’en doute par les Turcs tout proche ? La colère qui me pèse ne changera rien.

Ici, rien ne va plus, le dernier restaurant de la marina a fermé. Le petit supermarché n’est pratiquement plus achalandé. Les quelques employés qui restent, certainement pour la gloire ne servent plus qu’à quelques pigeons comme nous autres pour remettre les bateaux à l’eau… Estimons- nous heureux ! Cette marina fantôme a été pour nous une belle étape dans notre aventure méditerranéenne. Ne gâchons pas le plaisir que nous avons eu à visiter ce diamant brut posé sur l’eau.

 

 

Encore quelques préparatifs avant de prendre le large. Maya joue les cousettes (chasser le naturel, il revient au galop!) Gillou est le nez dans le moteur et je lui sers d’arpette ! Le filtre du gaz oïl est changé, le silent-bloc abimé est consolidé. La grosse affaire est de le remettre en place.

Le soleil qui a chauffé toute le matinée se voile parfois et le ciel devient noir puis le vent chasse les nuages et nous offre encore une belle soirée.

 

 
 
 
 

 

 



Publié à 19:02, le 14/05/2013, dans carnet de voyage, Samos
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Ils sont repartis...

Hello les amis,

 Et oui, nous sommes repartis vers nos aventures maritimes...

Pour le moment elles sont encore terrestres, La Loute 3 est en lévitation sur ses béquilles et le cap'tain joue aux apprentis plombiers... Comme de coutumes, quelques petites misères essaient de nous saper le moral.

Mais c'est méconnaître l'équipage... Ce n'est pas une vanne de chiote qui va nous résister. Alors on teste...

" Bon La Loute ce que tu vas faire... Tu actionnes la vanne et moi j'emmanche un tuyau de l'extérieur pour voir... D'accord?"

"Ok Gillou..."

Bon la vanne est HS aprés 20 ans de bon et loyaux services. Inutile d'insister...

On laisse tomber l'affaire, le ciel est bleu, la mer est belle et le soleil brille et ça, ça vaut tout l'or du monde, n'est-ce pas?

 

  

Et là Euréka Mon mike Guever à moi il a trouver la solution... Une autre vanne est montée sur le bac à eau noir...

Ce soir, grand confort, je fais mon petit pissou à bord ! Yes!

                                             

 

 



Publié à 19:32, le 12/05/2013, dans carnet de voyage, Samos
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No problem' tomorrow!!!

 

Septembre 2012

 

J’avais délaissé mon carnet de bord, trop occupée par l’ambiance qui régnait à bord.

Ces vacances sentaient résolument le « Poupina ». Et cette odeur n’était pas pour nous déplaire.

Quinze jours déjà que nous avions quitté le plancher des vaches.

Samos nous réservait de très belles journées ensoleillées et nous profitions de tous les atouts de cette île en compagnie de Charlotte, Seb et Maé.

 

Les enfants à peine envolés  laissaient derrière eux un souvenir de belles vacances familiales et si nous nous laissions happer par elle, la nostalgie qui l’accompagne quand cela se termine. Les photos défilaient sur l’écran et témoignaient de ces belles journées.

Samos s’était révélée comme nous l’espérions un bon port d’attache avec ses sites d’une incroyable beauté que Lolotte, Seb et Maé avaient su apprécier tout autant que nous.

Quant  à la petite Maé, ses sourires et ses câlins nous avaient carrément séduits et l’acclimatation dont elle avait fait preuve montrait qu’un bébé à bord d’un bateau devenait rapidement une mascotte ; même si ses nuits perturbaient son horloge biologique et ses parents chéris. Nous n’avions pas eu à en souffrir puisque sa maman était à l’écoute de ses moindre gémissements et la calmait illico en lui proposant son sein nourricier.

La chaleur régnant dans l’habitacle y était assurément pour beaucoup.

Durant ces quinze jours, nous avions dû supporter plus de 35° Celsius dans le carré qui s’avérait être paradoxalement un bon abri contre le soleil.

Pour paré à ses rayons parfois trop fort des coins d’ombre étaient aménagés et pris d’assaut,

Entre baignades, balade en mer, découverte de l’île en voiture et dégustation de spécialités locales, les jours ont filé agréablement et personne n’eut à se plaindre ni du rythme, ni  de l’ambiance bon-enfant .

Aujourd'hui, une page se tourne et je me laisse emporter dans un rêve….

Embarquement pour d’autres aventures peut-être un peu plus terrestre cette fois-ci avec toute la  tribu…  Ceux qui sont restés à terre et  qui nous ont manqués. Le défi reste à relever. A bon entendeur !

 

Le vent a tourné au sud ce matin et quelques gouttes ont balayé le pont. Les premières depuis bien longtemps. Elles signent la fin des vacances. Il fait moins chaud. Fraîcheur toute relative puisque le thermomètre affiche 29° !

Dernière semaine à bord. Un grand ménage s’impose avant de fermer le bateau et de le laisser hiverner à terre.

Entre deux nous prenons le maximum de soleil avant d’affronter l’automne sous d’autres latitudes.

 

 

 


 



Publié à 17:07, le 2/10/2012, dans carnet de voyage,
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35°6 Celsius... chaud cacao

Les jours coulent et notre chevauchée à travers l’île nous réserve chaque jour une nouvelle surprise. En allant vers l’est, les jolies plages de Psilis amos et Poséidonio se laissent apprivoisées par quelques familles de baigneurs. Comment ne pas succomber au charme de ces baies abritées du vent du sud. Car depuis que nous flânons à Samos, c’est sans discontinuer qu’il a soufflé.

 

Nous faisons une croix sur nos projets de départ. A quoi bon s’obstiner.

 

Et si nous allions nous perdre en montagne ? Sur les toits de Samos, les vignes distilleront bientôt leur vin sucré. En attendant les grappes encore bien vertes se font dorer au soleil et de notre point culminant, un camaïeu de vert descend jusqu’à la mer, tout là-bas.

   

 

Dans la plaine, en longeant la mer, oranges, citrons et même abricotiers nous convient au glanage. Ces fruits sont juteux et sucrés à souhait.

 

La plage qui jouxte la marina est un bon intermède entre deux virées. En soirée, quand le soleil est moins fort, nous marchons jusqu’à pythagorio.

John le loueur de scooter commence à nous apprécier vraiment. Aujourd’hui, c’est à Mourtia que notre monture nous mène.

 

   

 

Nous ne sommes pas déçus de notre virée. Un spectacle d’une extraordinaire beauté nous attend. Nous sommes à nouveau sous le charme et n’avons plus qu’à profiter d’une baignade dans l’eau limpide.

 

 

 Ici, quelques barques se balancent sur l’eau et laissent les baigneurs en profiter amplement. Rien n’est venu déranger ce site divin. 

Les photos ne manquent pas de témoigner de notre enthousiasme.

 

 Et le meltem s’installe. Agathonisi nous nargue. Surement l’un des derniers mouillages avant notre départ. Le vent de Nord-Ouest souffle avec force  et la traversée est plus sportive que prévu. En trois heures nous rallions l’île espérée et le vent entame une symphonie wagnérienne. On s’accroche au bastingage. Olé !

 

 

 Au mouillage, nous sommes encore sous l’emprise du vent qui souffle toujours en rafales. C’est en soirée que nous pourrons débarquer au village.

 

 

Nuit blanche ! La chaîne a raguée toute la nuit. On décampe au petit matin sur une mer devenue calme.

 

Cap sur Arki, notre divine idylle. Et nous sommes une nouvelle fois séduits. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Il fait chaud, très chaud. Baignade, aquarelles, pêche, baignade, sieste, baignade, baignade… Et cette vie si particulière que je croque avidement. Nous sommes au spectacle.

 

Les pêcheurs se hèlent d’un bateau à l’autre pour le premier café, les enfants se précipitent pour amarrer un bateau puis vont manger une glace. La navette atterrit et c’est tout un petit monde qui s’active…

 

 Retour Sur Samos sur une mer aussi plate qu’une planche à voile ! Nous rentrons avant que le vent ne forcisse et tour à l’Est.

 

 

 

  



Publié à 14:25, le 13/06/2012, dans carnet de voyage, Samos
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Ah la belle vie...

Ah Samos… « Quand on y vient … On en décolle plus ! »

 

Et pour ceux qui pensaient qu’on se la coulait douce… Erreur, grossière erreur !

 En fait on prospectait,  on débusquait, une véritable chasse au trésor…

 

Tous les matins nous partions en éclaireurs. Vous aviez eu un aperçu de la côte Nord avec ses plages à couper le souffle, certes très exposés au vent mais d’une beauté originelle.

 

 

La semaine dernière fut consacrée à l’introspection en scooter d’une autre partie de l’île. Celle-ci plus verte, pittoresque aussi.

 

De Pithagorion, nous prenions rapidement de la hauteur, à la découverte de la vigne célèbre pour son vin sucré. Sur les hauteurs de l’île, le spectacle était grandiose.

 

 

 

En redescendant dans la plaine les fruits et les agrumes s’agitaient au vent et nous les glanions au passage. Les oranges seront pressées et les abricots mangés goulument.

 Après cette escapade en montagne, nous retrouvions les jours suivants la mer et ses plages de galets.

 

 

A  Psili Amos la plage nous invitait au farniente avant de remonter en selle pour explorer la côte Est de l’île.

 

Oui la belle vie … Nous ne nous lassions pas de ces baignades tout justes rafraichissantes.

 

La fête des mères était fêté à Kokari, l’un des plus beaux sites de Samos. Ce village au bord de l’eau a gardé toute sa beauté originelle  et nous nous régalions autant par la vue que par le poisson qui nous était servi ce jour là au bord de l'eau.

 

 

 

 

  



Publié à 20:11, le 4/06/2012, dans carnet de voyage, Samos
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Délicieuse Arki

Toutes ces merveilles pour surmonter la peine et croire en la vie coûte que coûte...

 

Si Samos est un diamant brut posé sur l’eau, la petite île d’Arki est délicieusement accueillante. Loin de toutes sortes d’artifices, elle vit au rythme des bateaux qui passent.

 

Pas de place au quai en cet fin d’après-midi. L’ancre est plantée dans la vase à quelques brasses et Gillou porte une amarre à terre.

Et plouf, dans l’eau ! La baignade est agréable et se prolonge un bon moment.

L’abordage en annexe en début de soirée laisse découvrir un petit paradis. Une balade s’impose d’elle-même avant d’aller nous rafraîchir à la terrasse d’un café puis de déguster Poulpe en salade et calamars frits tout droit sortis des filets. Car Arki est avant tout un village de pêcheurs et les petites tavernas nous régalent de la pêche du jour.

 

Les places au quai se libèrent ce matin. Pas d’affolement, la baignade est trop appréciée pour s’en passer ce matin.

Quand le manège des bateaux remontant leur ancre pour d’autres abordages s’apaise et que le quai est moins encombré, La Loute III manœuvre à son tour. Arrière toute, la pioche est jetée au large et le guindeau déroule sa chaîne jusqu’au quai.

10h30 et la chaleur plombe déjà le pont. Vite le taux de soleil est arrimé pour parer aux brûlures.

Et la vie s’évapore entre baignades et balades, farniente et lecture…

  



Publié à 12:59, le 28/05/2012, dans carnet de voyage, Nisída Arkoí
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Tendres pensées


Moment de grâce pour donner à tous ceux qui en ont besoin L’espoir et la force et l’énergie.

  

 

Samos et ses plages à couper le souffle 

 

 



Publié à 20:03, le 25/05/2012, dans carnet de voyage, Samos
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Partir, partir

 

Après une dernière vilaine surprise, fuite sur réservoir de l’annexe, nous prenions enfin la mer. Je me prosternais devant le grand cap’tain prévoyant qui avait gardé l’ancien réservoir et l’échangeait rapidement contre le renégat.

Quelques courses pour survivre dans les mouillages forains, un petit tour en mer pour les derniers réglages et nous étions fin prêts.

 

   

Qu’il faisait bon prendre l’air ! La Loute III avait fière allure et nous embarquait vent arrière vers Patmos.

En chemin, le voilier galopant sur les flots, nous décidions de piquer sur Agathonisi, une petite île qui nous rapprochait de Samos.

  

Pour l’occasion, je sortais mes aquarelles pour immortaliser ses instants précieux où la mer et le vent s’offrent en partage et nous laissent savourer.

 

J’adorais d’emblée cet endroit et me laissais aller à la baignade pourtant un peu frisquette. Autour de nous un cirque de 180° à contempler sans se lasser. 

En soirée les chèvres, les mamelles sevrées de leur lait avaient envahi toutes la colline et leur clochette rythmait leur ascension. C’est fou ce qu’elles étaient agiles.

 

Au mouillage, notre soirée s’organisaient autour d’une dinette et d’une partie de yam’s avant que le crépuscule nous invite à la lecture. 

Les repères une fois de plus bouleversés, notre sommeil était entrecoupé de périodes de veille durant lesquelles le moindre bruit nous mettait en alerte. La chaîne qui crise, le clapotis de l’eau sur la coque, le grincement du bateau, une drisse indomptée … Tout est sujet à suspicion. Finalement, la nuit avait été calme et au petit matin, nous tirions un bord vers Samos.

Navigation sans grande surprise, sous un vent mollasson, nous embouquions la baie de Pithagorion sur l’île de Samos.

Un amarrage au quai nous conviait au dépaysement. Face à nous, les tavernas étaient pléthores et ne manquaient pas de nous distraire. Les touristes quant à eux, attablés aux terrasses étaient ici comme au spectacle !

Le guide IMRAY ne s’était comme à l’accoutumé guère trompé : « Si Lesbos est la pierre précieuse des Sporades de l’Est, Samos en est le diamant brut. » Nous avions hâte d’aller à sa découverte.

 

  



Publié à 19:31, le 21/05/2012, dans carnet de voyage, Samos
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Demandez le programme...

 

Ay Marina sur Léros

Les vents du Sud qui soufflent au printemps pourraient bien nous pousser vers le Nord des Sporades.

Un plan d’attaque de nos prochaines navigations est étudié par notre cap’tain. Adieu la Crète… Après amples renseignements, il s’avère que cette île, au Sud de la mer Egée, dominée par des montagnes, est balayée par les vents. Autour, peu de mouillages pour nous abriter et nous risquons de rester coincés une bonne partie de notre séjour. Certes c’était une destination on ne peut plus direct par avion pour nous. Mais le jeu ne semble pas en valoir la chandelle.

Cette année, nous tenterons donc d’explorer le nord des Sporades: Patmos, Samos et peut-être Ikaria, pour redescendre avec le meltem sur Patmos et piquer vers Amorgos, l’île la plus à l’est des cyclades.   Astipalaia n’aura plus alors qu’à nous séduire et ses ailes de papillons nous donner l’élan de remonter  sur Lévitha, l’incontournable île aux chèvres. Dernier petit tour de carrousel avant d’atteindre  Léros notre port d’attache… A la grâce des Dieux de l’Olympe.

 

En attendant, le bateau est envahi par les voiles, les bouts et autres accastillages. Un fort vent du Sud balaie le pont astiqué avec entrain.

Et voilà que le moteur de l’annexe joue au plus fin… La pompe apparemment est HS. Manquait plus que ça !

 

Le cap’tain s’excite sur une vis récalcitrante. La perceuse en vient à bout et sur la table de pont Gillou la graisse démonte sans se démonter le moteur indocile. Enfin il trouve la panne. Plus de crainte que de mal… La pompe et toute la tuyauterie sont simplement encrassées.

 

Ah quel bonheur d’avoir un mari bricoleur… 

 

Il est 14h lorsque le petit moteur démarre à nouveau. Juste le temps pour nous de nous mettre à table car en parlant d'heure, ici on ne calcule rien, ni les heures des marées (y en a pas!) ni l'heure des repas... C'est quand on a faim!

La grec salad avalée, une mise à l'eau de l'annexe s'impose... Le petit moteur vrombit. C’est parti pour le tour du port... Puis il s'étouffe... et plus rien. Gillou s'abîme  les mains sur la tirette. Aie, rien à faire. Il revient à la rame et retour à la case départ ! démonter c'est travailler !

 

 

 



Publié à 15:49, le 17/05/2012, dans carnet de voyage,
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Travailler c'est trop dur...

Des photos qui se passent de commentaires...
 
 
 
A combiens de marins
Combien de cap'tain
Qui sont partis joyeux
Pour des courses lointaines
Sur cette embarcation
Combien ont astiqué, frotté,, fait brillé...
 
Bon d'accord, on s'accorde aussi du bon temps.
Avant toutes déambulations nautiques
Le scooter local nous conduit en aprés midi
à la plage...
L'eau est un peu frisquette (20° environ)
mais les quelques brasses sont salutaires.
 
 
 


Publié à 15:34, le 14/05/2012, dans carnet de voyage, Nísos Léros
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On va encore faire des envieux...

Kalimnos est à quelques brasses de Léros, Pas besoin d'en faire beaucoup plus pour trouver un coin de paradis.
Située au sud de Léros, ce gros bloc massif est dépourvu de végétation.
Ici règnent en maître les derniers pêcheurs d'éponges.
 
 
 
 
 
 
Emborios est un petit hameau au fond d'une baie ou nous attendent quelques bouées.
Nous aurions pu passer un bon séjour si la houle ne nous avait pas défendu de dormir.
Deux nuitées nous ont suffit pour rentrer au bercail...
 
 
   
 
 


Publié à 17:34, le 20/09/2011, dans carnet de voyage, Kálymnos
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Un tour de manége...

Septembre 2011

 

Nous nous étions une nouvelle fois envolés vers Léros. Nos têtes étaient encore embrumées par les évènements heureux que nous venions de vivre. Le baptême de Youna avait réuni la famille proche et ses parents s’étaient vraiment mis en quatre pour que cette aventure résonne en chacun de nous comme un jour de félicité.

 

 
 
 
 
 

Youna avait sortie ses froufrous pour l’occasion. Et sa première année était fêtée avec brio

 

Youna souffle sa première bougie. Bravo !

Merci à notre photographe attitrée, Lili.

 

Une semaine à peine s’écoulait, et nous fêtions avec entrain nos jeunes bretons.

Crémaillère, Anniversaires, Catherinette, Pacs, et encore plein d’autres choses qui nous comblaient.

Charlotte et Sébastien avaient choisi de se Pacser… C’était sans compter sur les joyeux lurons invités qui les déguisaient pour l’occasion en magnifiques mariés.

 

Le décollage vers un autre monde nous laissait un peu abasourdi par toutes ces festivités et j’éprouvais personnellement  une bouffée de nostalgie. Pourtant, l’atterrissage dévoilait en cadeau un soleil radieux qui commençait déjà sur l’autre hémisphère à se raréfier.

Grâce au géni de la bricole, un nouveau frigo trônait en bonne place et nous allions avoir pour la première fois des glaçons pour rafraîchir l’Ouzo !

3 jours pour les préparatifs d’usage entrecoupé de baignade et nous étions fin prêts pour partir à l’assaut des îles du Dodécanesse. 

 

 

 
 

 

 


 

 



Publié à 13:03, le 16/09/2011, Leros
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retour au bercail

 

 

Allez encore quelques clichés rien que pour le fun

 

ça donne pas envie ça, les enfants ?

 

 

 

et à bientôt !

Retour sur la terre ferme.

Depuis qu'on nous a laissé entendre que

les voyages formaient la jeunesse...

On ne nous arrête plus!

A peine rentrés, nous voici à Pléné Jugon

chez Lolotte et seb

 

 

Donne moi la main, et prend la mienne!!!

 

Petite prélude floral avant de se remettre au boulot

 

Il était une bergère... et ron et ron petit patapon...

Pour accueillir tous nos p'tits loulous

 



Publié à 19:48, le 6/07/2011, dans carnet de voyage, Bouin
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Kos...

Une bonne fenêtre météo pour remonter, elles sont rares car le meltem cette année semble vouloir s’installer plus tôt.

 

 

Une bonne fenêtre météo pour remonter, elles sont rares car le meltem cette année semble vouloir s’installer plus tôt.

Le meltem pour les néophytes est le vent dominant. Il commence à souffler du nord-ouest à l’ouest dans le dodécanèse fin juin, se renforce  de juillet à septembre et faiblit en octobre.

Puisque les fichiers météo nous annonçaient donc un petit répit, les papiers de sortie une fois tamponnés, nous filions sur Simi, petite île grecque à 15 miles de Datça..

 

 

Entourés par les cigales, Panormitis est un mouillage très agréable. Nos amis Thierry et Nicole ne s’y sont pas trompés et leurs appréciations sont dignes d’un célèbre guide…

Une fois bien ancrés, une baignade dans ce trou d’eau a du mal à nous rafraîchir, les 24 ° de l’eau permettent un bain prolongé. Le monastère implanté sur la rive en fait un endroit paisible et savoureux. Pour occasion je sors mes aquarelles. Le carnet de voyage se pare au fur et à mesure de notre cabotage de couleurs.

 

 

En soirée, l’annexe est mise à l’eau à  l’abordage de cet endroit bien sympathique. Petite promenade sur le quai et autour du monastère. Le cloché est un petit joyau qui mérite quelques prises de vues.

 

 

 

 

 

Chemin faisant, nous allons camper à l’unique taverna en tête-à-tête avec une bière fraîche dans un premier temps, puis un dîner typique, en admiration devant un merveilleux coucher de soleil.

Pas de veillée nocturne ce soir, demain l’appareillage est prévu aux aurores, profitant d’une météo clémente, Cap sur Kos.

 

 

Mes voeux ont été exaucées. Alléluia ! A l’aube nous sommes fin prés pour  lever l’ancre et La Loute 3 sur une mer clémente prend le large. J’en profite pour faire un petit somme, bercée par le léger roulis. Le captain veille pendant ce temps.

Quelle aubaine de préparer un vrai repas en pleine mer. Face au cite antique de Cnides une poêlée savoureuse de légumes frais mijote avant d’être servi al dente avec un bon morceau  de féta trônant sur l’appareil et relevée de quelques herbes aromatiques. Pour finir, quelques abricots exquis subliment nos agapes.

 

 

Puis bientôt le vent se lève, juste ce qu’il faut pour marcher sous voiles au portant. Les Dieux sont avec nous et nous encouragent dans la passe entre Kos et Bodrum qui n’est finalement qu’à quelques brasses.

Bientôt, les amarres sont souquées au quai de la marina de Kos.

 

 

La vieille ville recèle d’histoire et les empreintes antiques y sont nombreuses, même si l’entretien de ses vestiges laisse à désirer. Le manque de moyen est frappant. Mais est-ce là la seule raison ? Nous sommes loin et pourtant si prés des enceintes bucoliques et immaculées de la Turquie. Pour dresser le tableau, la masse touristique à Kos est énorme et  à tendance à mettre en péril l’authenticité de cette île. Sur le vieux port et au pied du fort des chevaliers, la foule s’entasse et on vit plus à l’heure anglaise qu’à l’heure grecque. Les tavernas et autres échoppes à touristes tentent de profiter au maximum de cette manne. Un peu désolant à mon goût ! Nous tombons d’ailleurs sur une manifestation au centre de la ville. Les revendications des manifestants locaux sont claires « The greece is not to sell or to given away… »

*La Grèce n’est pas à vendre ou à donner…  un slogan qui se passe de commentaires.

On sent et on sait pour en avoir discuté avec un tavernier que la Gréce va mal. Les commerçants sont surtaxés. L’essence est à plus de 1.70 € et la population se demande s’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’état ou il est passé ?

 


Ce matin, le vent s’époumone de nouveau. La marina reste à bon asile en attendant notre remontée sur Léros. Idéalement, nous aimerions sillonner autour de Kalimnos mais, c’est le meltem qui aura le dernier mot, nous le savons bien.

 



Publié à 15:48, le 16/06/2011, dans carnet de voyage, Kos
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